La communication politique est-elle vouée a l’échec?

A l’heure de la multimédiatisation, de l’information instantanée, on peut s’interroger sur  la place des médias et leur rôle dans la communication politique. Chaque mouvement devient pour l’homme politique une performance qui sera analysée et décortiquée, tandis que les relations entre le pouvoir et les médias se dégradent rapidement.

Ainsi l’image du roi soleil ou le surnom de Jupiter accolé au président français Emmanuel Macron lors de son élection et largement relayé par les médias est désormais balayé d’un revers de main. Dans le monde entier, les journaux titrent sur « Macron, la fin de l’état de grâce » notamment dans le Courrier International . On insiste que le fait qu’Emmanuel Macron suscite une forme d’irritation continue, suite à des déclarations souvent en catimini , maladroites et méprisantes, notamment en traitant le français de « fainéant » l’an dernier, et récemment de « gaulois réfractaire au changement » et ceci depuis le Danemark, au lendemain de la démission « surprise » de Nicolas Hulot, alors jusqu’ici ministre de l’environnement

D’un autre côté, dans une contre-offensive inquiétante, les politiques ont de plus en plus tendance à verrouiller leur communication comme en témoigne le rejet de la presse par Donald Trump ou la condamnation de Macron qui s’insurge que les médias s’instaurent le rôle de « tribunal » notamment par exemple dans l’affaire Benalla, Aujourd’hui, Donald Trump, Emmanuel Macron, et R. T. Erdogan s’inscrivent dans les pas de  W. Bush, Vladimir Poutine, et Nicolas Sarkozy en incarnant la figure de l’hyper président, évoluant au-dessus de l’espace public et sans compte à lui rendre.

La presse devient repaire de menteurs, le « media bashing est désormais une exercice commun aux politiques"  comme l’explique Alexis Lévrier dans une tribune au Journal Le Monde  « L’intervention d’Emmanuel Macron s’est rapidement transformée en un plaidoyer contre les médias » Les opposants politique des  « lanceurs d’alerte » comme dans l’article du Parisien sur le président du Sénat,  Gérard Larcher qui dénonce «  «à la façon personnelle du chef de l'État d'exercer son mandat».

Dans ce climat tendu, les médias s’accordent également un droit de réponse que cela soit après les tribunes  pour la liberté de la presse expliquées dans le journal Libération Attaqués par Trump, les journaux défendent la liberté de la presse  ou la publication du témoignage du new York Times qui a des implications politiques bien plus graves que la simple égratignure de l’image présidentielle d’après l’article de Slate.fr

Et vous qu’en pensez-vous ? La communication politique est-elle vouée à toujours aller vers l’avant ? Le rôle des médias est-il de se cantonner à une hypermédiatisation des figures politiques ? Ou la presse peut-elle encore faire office de contrepouvoir dans le contexte politique actuel ?

clubjeanmoulin

Commentaires (1)

Sasha
  • 1. Sasha | 03/01/2020
On se trouve actuellement dans l'ère de la troisième révolution industrielle, celle des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Auparavant, l’information été diffusé au public uniquement par le biais de la presse écrite et imprimée. De nos jours, les médias adoptent ce rôle de diffusion et la presse se conforme aux nouvelles plateformes électroniques et instantanés.

Les médias notamment ont pour rôle de diffuser l’image des hommes politiques. Cette image est de moins en moins respecté. Mais qui est coupable de cela? La presse et les médias ou les hommes politiques eux mêmes? Tout deux sont responsables. L’homme politique est le seul qui contrôle ses actions mais il est évident que c’est grâce aux médias que le public détient une certaine opinion de ce dernier.

Le Président de la France, Emmanuel Macron, est un exemple parfait d’homme politique qui est constamment critiqué par les médias français. D'après un article de France Info, publié le 16 septembre, Macron et ses propos destinés à un jeune chômeur sont désignés comme étant “insupportables”, “glaçant”, et “méprisant”. Le président c’est fait critique après avoir assuré: "Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve ! Ils veulent simplement des gens qui sont prêts à travailler". Certaines personnes à travers les médias désignent Macron comme étant “le président des riches et du mépris du peuple” et évoquent que “ c’est un mépris de caste insupportable”.

On ne retrouve plus la complicitée entre l’homme politique et les médias qu’il y avait auparavant. Chaque mouvement et parole de l’homme politique est mis sous évaluation par les médias. Certains hommes politiques comme le Président des Etats Unis, Donald Trump, ont ouvertement critiqué la presse et les médias en contre attaque a leurs critiques. D'après un article par The Guardian, publié le 15 août, Trump “semble avoir une politique calculée et cohérente consistant à saper, à délégitimer et même à mettre en danger le travail de la presse”. Le Président a renommé la presse américaine “l’ennemi du peuple”. Il accuse la presse de produire ce qu’il appelle du “fake news” et qualifie les journaliste comme étant “la forme la plus basse de l'humanité”.

Donc finalement peut être que la communication politique est vouée à l'échec dans le contexte ou l’homme politique critique les médias car il a été critiqué. Les médias et la presse ne vont pas démissionner de leur poste en tant que critique et diffuseur de l’image de l’homme politique. L’enjeu se reposerait dans les mains de l’homme politique afin de déterminer si il réussira ou échouera concernant comment il se présente aux médias et donc au public.

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